Une identité historique et culturelle

On décrit encore trop souvent la Gâtine comme un espace rural marqué par l’immobilisme. Il n’en est rien. Le Pays fait régulièrement la preuve de son dynamisme !


Le Pays de Gâtine :
un espace, des hommes, des projets


Au coeur du Poitou historique, la Gâtine est une région où la solidarité n’est pas un vain mot. Elle s’exprime au quotidien entre les Gâtinais. La Gâtine, ou “terre gâtée” est régulièrement décrite dans les livres d’histoire, comme une région pauvre, fermée sur elle-même , voire arriérée.

« Le milieu rural n’est pas un désert d’initiatives économiques ou culturelles »

Bien au contraire, sa population témoigne de sa capacité d’innovation par la mise en place de structures et de projets répondant à ses besoins et à son développement, tout en cherchant à respecter son environnement. Les entreprises sont à la pointe de la modernité. Les artisans sont le ciment de la vie économique. En matière de technologies de l’information et de la communication, Parthenay a donné le ton, et la Gâtine s’est associée à cette démarche innovante. Le temps ne nous rattrape pas, nous le devançons. Ainsi, mondes rural et urbain avancent ensemble, éléments indivisibles d’un même corps.


La Gâtine : un art de vivre


 

La Gâtine est une terre de bocage, caractérisée par un habitat dispersé et de petites parcelles traditionnellement bordées de haies vives. L’activité principale est l’élevage de bovins et d’ovins. Par l’effet de l’érosion naturelle de son sol de granit et de schistes, émergent par endroit, d’énormes rochers (chaos granitiques), appelés “les merveilles” ou “les chirons”.

Grâce à ce sol imperméable et à des conditions climatiques empreintes de douceur et de nuances saisonnières, de très nombreux ruisseaux et rivières (le Thouet, le Cébron, la Sèvre Nantaise, la Vonne, l’Egray ou l’Autize…), des lacs et des étangs parcourent ou ponctuent le paysage. On appelle la Gâtine le Château d’eau des Deux-Sèvres.

Ces paysages, relativement préservés de l’agriculture intensive, participent au maintien de la population, car en Gâtine, on vit bien, on est “benaise”.

Photographie des chirons de Gâtine
 

La Gâtine : une culture de la participation


 

En Gâtine, dès 1974, des élus décident d’oeuvrer ensemble au développement du territoire. Une association dénommée CARUG (Comité d’Aménagement Rural et Urbain de la Gâtine) est à l’origine des premières initiatives de consultations locales. En 1976, cette association débouche sur la création d’un syndicat mixte, permettant la première contractualisation avec l’État. La structure de développement prend le nom administratif de Syndicat Mixte d’Action pour l’Expansion de la Gâtine (SMAEG). On l’appelle désormais plus simplement Pays de Gâtine.

En 1993, le Syndicat Mixte de Gâtine organisait une journée de mobilisation des élus et des acteurs du développement économique, social et culturel qui réunissait 150 personnes à Secondigny. Cette rencontre devait conduire à la mise en oeuvre de différents projets à travers des programmes régionaux, nationaux et européens (OPAH : Opérations Programmées d’Amélioration de l’Habitat, ORAC : Opérations de Restructuration de l’Artisanat et du Commerce, programme européen LEADER, etc...).

Fin 1998, une période charnière s’annonçait avec la préparation de la troisième génération de contrats de territoire, la négociation du Contrat de Plan Etat/Région et la nouvelle programmation européenne pour la période 2000-2006. Face à ces grandes orientations, les élus du Pays voulaient anticiper sur l’avenir du Pays en affichant clairement leur volonté d’associer un grand nombre d’acteurs à la préparation d’un projet de territoire pour les 10 années à venir.

 

Un syndicat mixte au service de la Gâtine


 

Le Pays est une structure de développement de la Gâtine, territoire qui présente une cohésion géographique, économique, culturelle et sociale. La vocation du Pays de Gâtine est d’accompagner les initiatives de développement en matière économique, sociale, culturelle et environnementale. Le fonctionnement et les actions du Pays sont partie prenante de son Agenda 21, démarche validée par l’État pour l’application des principes du développement durable.

Le Pays n’a pas de fiscalité propre. Il est administré par des élus locaux, au service des communes, des communautés de communes, des associations et des acteurs socioprofessionnels. Il coordonne, anime et accompagne leurs projets. Il agit comme un levier de financements avec les fonds provenant du Département, de la Région, de l’État et de l’Europe. Il est le seul à permettre cette large coopération des acteurs du territoire, au plus près de leurs besoins. Cet esprit collectif est essentiel, pour le présent et pour l’avenir de la Gâtine.